Archive pour juillet 2008

SALAD BAR

Ces nouveaux concepts de restauration rapide (JOUR, EXKI, GET NAKED…) ont l’avantage de promouvoir la consommation équilibrée, notamment par les fruits et légumes. Je suis surpris de voir le monde dans ces endroits qui vous servent de la naturalité et de la fraîcheur à tour de bras.

Parfois le prix dépasse les attentes, et les produits ne sont que rarement BIO. Il faut faire la queue pour être servis, et on prends peut être moins le temps de manger sur ces tabourets hauts qu’autour de ”tables normales”, (le plaisir et la convivialité doivent être cultivés en France).

Mais au moins je peux consommer équilibré, et je choisis ce que je vais prendre.

DANONE LANCE UN YAOURT ECONOMIQUE

Cette nouvelle (Le Figaro d’hier) est assez importante dans le monde de l’agroalimentaire, puisque l’entreprise Danone est une entreprise de marques par excellence, et se distingue (avec beaucoup de succés) de ses concurrents par des produits à forte valeur ajoutée (ACTIMEL DANACOL ACTIVIA…). Ses concurrents, ce sont les autres marques mais aussi  les Marques de distributeurs, des supers, hypers et hard dicounters.

Ces “MDD” Marques de Distributeurs ont pris des parts de marché considérables depuis une vingtaine d’année, en commençant par créer et vendre des produits premiers prix. Avec la depuis 1 an, en laitier notamment mais aussi dans d’autres segments, le consommateur revoit ses actes d’achats. Il pourrait avoir tendance à se retourner encore plus facilement vers les produits à marques de distributeurs, et vers les enseignes du hard discount. A noter que ces produits “MDD” sont également touchés par la hausse des prix bien sûr, et même plus fortement que les produits à marques. Mais ils restent moins chers, et parfois beaucoup moins cher.

Que DANONE présente un produit premier prix repositionne l’entreprise avec la création de produits économiques, ce qui aura pour effet de concurrencer un peu plus directement les produits distributeurs. La qualité sera présente bien sûr, et l’entreprise devra faire comprendre (comme elle sait bien le faire) au consommateur la différence de prix entre ses produits. Il est à noter que DANONE a déjà démarré des activités premiers prix dans les pays émergents, notamment au Bangladesh.

CONFERENCE ETHIQUE EN AGROALIMENTAIRE 23 SEPTEMBRE

    

   

  

 

Pour tous ceux qui ne doutent plus de la necessité du développement durable, et pour ceux qui restent à convaincre, j’ai le plaisir de vous faire part de la conférence suivante. Venez nombreux !!!

 

 

 « L’ÉTHIQUE EN AGROALIMENTAIRE,
de l’Agriculteur au Consommateur »

 Mardi 23 septembre 2008 à 19h30 précises
a la maison des essec
70, Rue Cortambert – 75116 Paris (Métro : Passy ou La Muette)

 

Autour de : 

Philippe DESBROSSES
Agriculteur et Docteur en sciences de l’environnement, Chargé de mission auprès du Ministère de l’Agriculture 

Charles KLOBOUKOFF,
PDG Fondateur du groupe LEA NATURE,

Marie-Jeanne HUSSET,
Directrice et Directrice de la rédaction 60 millions de consommateurs

 

Nous aborderons les spécificités du développement durable en agroalimentaire à 3 niveaux :  

En amont, Philippe Desbrosses partagera avec nous ses convictions sur la nécessité de revenir à un modèle productif agricole plus respectueux de l’environnement,
 

Au niveau de l’entreprise, Charles Kloboukoff nous expliquera la philosophie de son entreprise : nous parlerons écologie, bien-être au travail, citoyenneté. Le groupe LEA NATURE, présent en grande distribution et en réseaux spécialisés réalise un chiffre d’affaire de 100 millions d’Euros avec une croissance de 30 % par an avec ses produits équitables, bio, santé.
 

Marie-Jeanne Husset nous parlera respect du consommateur, produits éthiques, et des dérives rencontrées dans le secteur de l’agroalimentaire.

 

Conférence reservée aux professionnels. Me contacter jtrobichon@orange.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’OFFRE BIO PEU MISE EN VALEUR

En observant les produits Bio dans les magasins spécialisés, je me rends compte à quel point ces produits sont peu mis en valeur. Parce que ce qu’un produit est Bio, il devrait donc se vendre tout seul et sans efforts ? Des arguments plus forts sur l’histoire du produit, la qualité, les valeurs de marques permettraient c’est sûr de donner bien plus de valeur ajoutée à ces nobles produits ! En supermarché et hyper, même remarque sur les produits bruts, alors que les marques de produits bio transformés (marques nationales ou de distributeurs) savent être plus efficaces dans leur argumentation. La demande est importante c’est vrai, mais les producteurs Bio doivent rester vigilants sur la concurrence élargie non bio qui sera toujours très présente et souvent bien markétée.

RETROUVER LE LIEN 2

Cette absence d’explication de l’origine de l’aliment est particulièrement aigue dans nos rayons fruits et légumes. Mise à part le prix et le pays d’origine, peu de distributeurs mettent en avant la région de culture, le nom même de l’agriculteur, la variété…Et je ne parle pas des arguments de vente concernant le goût du produit. Argumentons un peu plus sur l’origine de ces fruits et ces légumes dans nos magasins !! D’autant que l’on n’en consomme insuffisamment.

Je pourrais également prendre le cas du fromage préemballé, vendu en libre service, qui a des informations quasi inexistantes dans beaucoup de magasins, et également de la viande préemballée. Mais d’où vient donc mon produit ? Quelle est son histoire ? Je gage que dans les années à venir des efforts importants soient faits à ce niveau : par transparence vis à vis du consommateur, par augmentation de la valeur ajoutée que cela engendre, et donc l’augmentation des ventes.

RETROUVER LE LIEN AVEC L’AGRICULTEUR

Il est toujours très intéressant de se déplacer dans d’autres pays pour y prendre des idées, analyser les nouvelles tendances…Par de multiples côtés, la distribution anglaise, que ce soit TESCO, MARK & SPENCER, SAINSBURY’S et d’autres, sait mieux communiquer l’origine du produit au consommateur que nous ne le faisons. C’est essentiel, le célèbre sociologue Claude FISCHLER parle d’ailleurs d’une fameuse boîte noire entre consommateurs et agriculteurs qu’il nous faut retrouver en France. Et les packaging anglais donnent de très bonnes idées pour nos marques.

HAUSSE DES PRIX

Un récent rapport de la banque Mondiale estime que les agrocarburants sont responsables à 75 % de la hausse des matières premières agricoles.

La production d’agrocarburants, quelque soit son pourcentage de responsabilité, est un des facteurs de la hausse du blé, du maïs, du lait, du soja… Les autres causes ? le réchauffement climatique, avec une sécheresse prononcée en Australie, des consommateurs asiatiques plus demandeurs de produits carnés et donc indirectement de produits végétaux. 

Les Pays de l’Est, le Brésil, l’Argentine deviennent des concurrents importants pour les Pays d’Europe de l’Ouest et pour les USA. Les entreprises agroalimentaires, touchées en plus par la hausse du pétrole (emballages, transport…) revoient leurs modèles de productivité, la distribution également, et les consommateurs leurs comportements. De nouveaux équilibres apparaissent.

SMOOTHIES

J’aime bien ce produit, du jus de fruits entier. Il participe à ce que les gens consomment plus facilement des fruits, et ce sont des produits délicieux et vitaminés. Il est à noter cependant que du jus de fruit est en général rajouté au produit vendu en distribution (pomme notamment voir liste des ingrédients).

La marque de smoothies “Innocent” est particulièrement éthique. Elle vous propose des produits naturels, sains, de grande qualité, avec des emballages recyclés (et pas seulement recyclables), travaille pour l’humanitaire en amont, et en aval, privilégie les fournisseurs qui protègent l’environnement, sans pour autant le crier sur les toits. Il vous vend du sain du bon du simple. Comme quoi, il n’y a pas que le Bio qui soit bon pour la santé ou l’environnement (J’apprécie beaucoup le Bio aussi mais ce n’est pas la seule vérité, à mon sens).

Un bel exemple de réussite agroalimentaire avant-gardiste, et en plus c’est une marque qui a beaucoup d’humour. http://www.innocentdrinks.co.uk/france/index.html

LES BONS ET LES MAUVAIS PRODUITS ALIMENTAIRES

Récemment le responsable d’un grand groupe de produits sucrés m’indiquait que ses produits n’étaient pas plus caloriques que tel autre produit alimentaire. C’est vrai en soi, mais cela me gène car cela entretient une confusion comme quoi tous les aliments se valent quand ils ont la même valeur calorique. Le sucre est autant calorique qu’un aliment riche en protéines, ou en glucides complexes, et la valeur énergétique ne varie pas entre des bonbons et du pain complet ou du poulet (pour 100g de produit sec). Le problème est que le sucre n’est que du sucre et qu’on en consomme trop. Cela peut biaiser la compréhension du consommateur, qui a besoin d’éducation surtout chez les personnes défavorisées.

Oui certains produits sont à consommer avec modération : confiseries, glaces, pâtisseries, boissons sucrées…Je mets l’alcool un peu à part dans cette catégorie (qui est aussi à consommer avec modération). Ils participent aux problématiques de l’obésité. Vive les industriels qui disent que leurs produits sucrés, gras, sont des produits plaisir, si c’est le cas. Au moins on sait à quoi s’en tenir.

Consommés à faible dose, ils participent  au plaisir (et parfois ont même un rôle diététique comme la barre sucrée ou la boisson énergétique du sportif !). Et c’est essentiel le plaisir dans l’alimentaire.

Il est sûr que certains produits sont  à encourager en plus grande quantité que d’autres (céréales, surtout complètes, fruits et légumes représentent un volume important). Sachez doser selon les livres excellents écrits par nos nutritionnistes sans trop vous prendre la tête et en écoutant votre corps.

De façon générale, attention à la consommation de graisses, sucre, sel, alcool, et brûlez vos calories par le mouvement (30 mn par jour). C’est une règle de base qui est un premier pas vers l’équilibre. Et les personnes à faible revenus doivent faire particulièrement attention, ce sont les personnes les plus touchées par l’obésité dans nos pays développés.

Il n’y a pas de bons ou de mauvais produits, juste un bon dosage à faire. Mais il est bon de dire que les produits sucrés ou riche en gras sont à consommer avec parcimonie, par plaisir. Ils ne sont pas à diaboliser et de belles entreprises respecteuses en sont les productrices.

FRUITS ET LEGUMES : ENCORE !

Les jeunes de 20 ans aujourd’hui consomment 8 fois moins de Fruits frais que leurs grands parents (source credoc, conférence nutrition santé du 2 Juillet). Par contre n’hésitent pas à engouffrer quiches pizzas et autres produits transformés prêt à consommer. Compte tenu de la monté croissante de l’obésité dans notre pays (et partout dans le monde d’ailleurs) c’est un problème majeur. Favorisons cette consommation !!

La consommation de légumes suit la même problématique.

Temps de conservation, problème de gain de temps pour la préparation, produits moins gouteux (le sucre et le gras participent au plaisir gustatif), moins “fun”, moins markétés, les causes sont là.

Pourtant un bon fruit de saison c’est délicieux, il est essentiel de s’y réhabituer !

Vive les industriels qui vendent des fruits et des légumes préparés, les distributeurs qui savent nous informer de la qualité et de l’origine des produits et nous apporter de la fraîcheur. Vive le bio aussi dans ce domaine, à consommer quand on peut.

Les produits sont chers vous me direz…C’est vrai, ce n’est pas donné. Un choix est à faire dans le budget des ménages, avant d’attendre d’éventuels changement de politiques de gestion par nos institutions. La part de l’alimentaire a baissé constamment depuis plusieurs années au dépends d’autres postes de dépenses. La santé avant tout, ou pas ?