Archive pour septembre 2008

BIO BON POUR L’ENVIRONNEMENT ?

Je viens de visiter le magasin “Les nouveaux Robinson” près de la mairie d’Ivry. Tout nouveau, il a ouvert fin Aout, du personnel sympathique, il offre tout ce que peut proposer un magasin superette classique type Franprix. Mais tout est bio ! Des dégustations notamment de produits germés d’un producteur (il faisait lui même sa promo) nous incitent  l’achat. Un beau magasin sympathique.

En discutant un peu avec une personne du magasin, la phrase “un produit bio n’est pas forcément bon pour l’environnement” m’est naturellement (c’est le cas de le dire) venue.

Certainement les magasins spécialisés bio font des efforts importants pour l’environnement et c’est bien. Mais le consommateur ne doit pas oublier que :

- un produit bio importé surtout par avion pollue : jeter un coup d’oeil à l’origine des produits, des fruits et légumes par exemple,

- un produit bio avec beaucoup d’emballage, ou gardés au frais, pollue. Il serait intéressant de faire un bilan carbone entre des légumes surgelés bio par exemple (l’emballage necessite de l’énergie, la surgélation aussi, ainsi que le stockage)  et des légumes traditionnels provenant de la région. Par contre un produit bio commercialisé en vrac est excellent pour la planète (on les trouve souvent en magasins bio)

- Un produit non bio dont les résultats de l’entreprise participent en plus à des actions de protection de l’environnement est louable. Peu de produits bio aujourd’hui communiquent cet atout.

- que le bio finalement ne concerne que le contenu du produit, mais ni l’emballage ni la pollution necessaire à sa transformation, ,son transport, et stockage.

Si l’on considère que le produit est un contenu et un contenant, le contenu bio est bon pour l’environnement. Mais dès qu’on analyse au delà : son emballage, sa transformation, son transport, son stockage, on se retrouve devant un produit industriel classique, et il faudra savoir gérer son impact environnemental.

Les distributeurs, restaurateurs,  marques bio montrent un chemin d’inspiration, et ils ont aussi tout intérêt à communiquer leurs actions dans le sens d’une protection globale de l’environnement.

DEVELOPPEMENT DURABLE ET ALIMENTATION

L’alimentation, par l’activité agricole et l’industrie agroalimentaire, est un  des grands secteurs responsable des émissions de gaz à effet de serre.

Lors de la conférence du 23 Septembre du club agroalimentaire ESSEC, “l’Ethique en agroalimentaire, de l’Agriculteur au Consommateur”, Charles Kloboukoff PDG Fondateur du groupe LEA NATURE a passionné l’assemblée. Son entreprise est un modèle en terme de croissance, de rentabilité, d’éthique. Ses marques JARDIN BIO, NATESSANCE, FLORESSANCE sont bien connues du grand public sensible au naturel.

Ses actions sont nombreuses, et l’on peut citer les voitures écologiques des commerciaux, le soucis des emballages recyclables et des inrédients naturels, et l’adhésion à l’association 1% pour la planète : 1% des bénéfice de 2 marques sont reversés à des associations environnementales. Le groupe est aussi particulièrement attentif au bien être des salariés et aux dérives du travail court termiste.

Philippe Desbrosses était là pour insister sur la nécessité de revenir à un modèle agricole plus soucieux de la protection de l’environnement. L’Agricuture Biologique  a le grand mérite de faire réfléchir aux moyens de lutter contre le réchauffement climatique. Et c’est d’ailleurs une agriculture qui peut être très productive,  des petits producteurs malgaches pulvérisent des records de productivité de riz. Il est également important de noter que des aides de la PAC mieux réparties permettraient à l’agriculture bio d’être plus compétitive.

Marie-jeanne Husset Directrice du magazine 60 millions de consommteurs nous rappelle que l’éthique c’est tout d’abord le droit des travailleurs, et leur respect. La consommation durable aujourd’hui est bien là :80 % des citoyens pensent que c’est une priorité. Le marketing également a une responsabilité essentielle dans l’éthique consommateur.

LE SUCCES DES MARQUES DE DISTRIBUTEURS ET DU HARD DISCOUNT

Cett année on observe 2 grandes tendances en distribution qui explique la difficulté des marques au global :

- Les MDD qui se développent. Ce sont des produits 20 % moins chers à qualité égale (schématiquement bien sûr) ; c’est la politique depuis déjà 2 ou 3 décennies. Alors bien évidemment, en cas de baisse du pouvoir d’achat, les consommateurs en sont d’autant plus friands. Et proches des consommateurs dans leurs magasins, avec une mise en rayon de leurs produits MDD sans négociations, des ventes analysées au produit prêt et une capacité de réaction forte…Les distributeurs ont plein d’atouts por réussir leurs produits.

- Le Hard Discount, avec ses produits sur palettes en linéaire, a su encore plus tirer les prix vers le bas en réduisant un maximum ses coûts de stockage notamment. Aujourd’hui c’est plus de 10 % du commerce alimentaire en France (bien plus en Allemagne) et la croissance continue de plus belle.

En clair le consommateur achète moins cher ! C’est un bon choix s’il pense à consommer utile. Produits bruts, fruits et légumes, bio quand il peut, équitable de temps en temps pour acheter social. Les produits moins utiles (confiseries softs sucrés produits transformés gras alcool) pourront faire l’objet d’économie de si la consommation est jugée trop forte.

CHUTE D’EAU

Les eaux embouteillées ont chutées de 6,5 % en 2007 (Le figaro cette semaine).

Outre les problématiques liées au climat, cette baisse est liée sans conteste à un regain pour l’eau du robinet : le pouvoir d’achat baisse, et l’intérêt du consommateur pour la protection de l’environnement monte.

Le français est donc plus enclin à consommer de l’eau moins chère (50 à 300 fois moins chère ramenée au litre) tout en évitant l’utilisation d’emballages plastiques néfastes pour la santé de la planète (50 % des emballages plastiques sont recyclés) et des transports de bouteilles polluants l’environnement.

 

Les industriels, après une communication souvent accès sur le rêve et l’image, devront peut être envisager de communiquer un peu plus sur la valeur ajoutée intrinsèque du produit : pourquoi j’ai intérêt à consommer cette eau plutôt qu’une autre.

 

L’eau minérale ou de source (au fait, savez vous ce qui distingue une eau de source d’une eau minérale ?*) est en générale plus minéralisée qu’une eau du robinet, mais ce n’est pas toujours vraie.  Elles sont par contre pures, non traitées (peu pour les eaux de source).

 

Personnellement je bois de l’eau du robinet et je m’en porte bien,  je m’autorise de l’eau embouteillée de temps en temps, certaines sont très riches en minéraux (calcium et magnésium par exemple), et puis après le sport ou en déplacement elles sont très utiles. La règle en nutrition « un peu de tout » s’applique encore ici.

 

Ah oui encore une chose : dans les Pays en Développement et avec le réchauffement climatique, le problème bien sûr c’est “où la trouver” avant “laquelle boire”…

 

*L’eau de source peut provenir de plusieurs sources, l’eau minérale d’une seule. Evian bue à New York viendra toujours de la source Evian. Cristalline bue dans le Nord ne sera pas de la même source que celle du Sud : les couts de transport, moindres, participent à la diminution des coûts.

Une eau minérale est également reconnue bonne pour la santé par l’académie de médecine

VENTE A EMPORTER

Le salon de la vente à emporter VAE à Paris vient de fermer ses portes avec manifestement beaucoup de succés. J’ai bien apprécié la visite de ce nouveau salon (deuxième édition).

 

Le Hors domicile et notamment la vente à emporter est en plein boom. La nutrition et la santé apparaît à 2 niveaux :

 

-          Au niveau des exposants, la nutrition est indiscutablement FRUITée ! Car ce sont surtout les smoothies qui sont à la fête : le dynamique HELIXIR, MICHEL ET AUGUSTIN toujours aussi innovant et leurs nouveaux smoothies, IMMEDIAT et sa qualité, CANEO, la marque suédoise MYSMOOTHIE.

 

Clin d’œil : Intéressant aussi FRESCORYL, comprimé de dentifrice qui permet de se laver les dents sans brosses à dents, à la fin d’un plateau repas d’affaires !!

 

-          Au niveau des conférences, des professionnels experts nous informent. Parmi les grandes tendances du secteur, le manger sain, la naturalité (et l’éthique dans une moindre mesure) sont évidemment bien présents. J’ai bien apprécié les exemples venus du monde entier, qui permettent de donner des idées concrètes pour les participants. L’importance du plaisir est également mis en avant, comme dans l’industrie agroalimentaire finalement.

Nutrition et Vente à Emporter : continuons à conjuguer plaisir et équilibre nutritionnel !  

 

 

 

MCDONALD’S et L’ETHIQUE

 

Je viens de déjeuner au MCDO de Paris Beaugrenelle car il a ceci d’innovant qu’il est fort tourné vers le DEVELOPPEMENT DURABLE : de nombreuses informations murales nous apprennent que « le café respecte la forêt » (travail avec Rainforest Alliance), que les cartons de transport sont recyclés. Des camions de transport sont multi-thermiques et permettent d’économiser du carburant. L’huile recyclée sert aussi à fournir de l’énergie pour le transport des camions. Aussi, ce restaurant consomme 3 fois moins d’eau que dans le reste de la restauration traditionnelle nous dit un écrit mural.

 

Un prospectus à disposition explique aussi clairement cela.

La protection de l’environnement en agroalimentaire est à encourager et MCDO a le mérite non seulement de la travailler, mais aussi de savoir la communiquer. D’ailleurs son stand au dernier salon de l’agriculture m’avait fait fort impression, très accés sur cette problématique.

 

Certainement, pour la meilleure santé, la consommation de viande est à limiter, l’équilibre alimentaire à respecter. Une consommation trop fréquente de gras sucres et sels induit un dérapage alimentaire c’est désormais une évidence. La NUTRITION a mon goût pourrait être encore plus travaillée, mais elle l’a déjà fortement été (avec les salades, la valeur nutritionnelle des produits communiquée sur les emballages). 

Un prospectus communique sur les valeurs nutritionnelles des produits. On  y trouvera une information nutritionnelle simple et très claire car le consommateur peut tout de suite voir en quoi son menu est déséquilibré. MACDO conseille, en cas de consommation trop riche, de manger plus léger au prochain repas. C’est démarche est franche et positive, car elle ne cache pas un éventuel déséquilibre alimentaire qui peut être bien présent (et parfois absent, tout dépends de ce qui est consommé).

 

L’enseigne est en croissance de 8,5 % en Aout, et de 11,5 % en Europe (La tribune d’aujourd’hui). Sa communication nutrition et sont intérêt pour le développement durable ont  le mérite en tous cas d’exister, et l’opinion ni reste certainement pas insensible.

 

 

LE CACAO SOUS LES PROJECTEURS

C’est un bien bel exemple que le SALON DU CHOCOLAT, cet évènement a su se positionner parmi la concurrence des salons alimentaires. La 14° édition, le 29 Octobre 2008, accueillera 130000 visiteurs grand public et professionnels.

Son succés est manifestement dû à un positionnement “plaisir” et “rêve”, “luxe” alors que la plupart des salons incitent plutôt au sérieux par leur sobriété. 

Oui le salon du chocolat fait rêver les visiteurs, avec ses défilés en robes de chocolat, ses pépites gustatives, ses concours festifs. Et en même temps il se professionnalise, et pétille d’idée et d’évènements et de conférences. Du producteur au consommateur, allez découvrir le fabuleux monde du cacao, transformé par les grands chocolatiers français et belges (notamment). Du 29 Octobre au 2 Novembre Pte de Versailles.

AUGMENTATION DES PRIX ET QUALITE

 

Les 2 LSA (magazine de la distribution) de la rentrée informent clairement sur les conséquences de la baisse du pouvoir d’achat des ménages : ces dernières semaines  les chaînes de hard discount sont plus fréquentées, et les marques de distributeurs (moins chères) plus achetées. Les magasins de proximités, hausse du prix de l’essence obligent, ont un regain d’intérêt de la part des consommateurs.

 

Le prix est bien sûr un élément clé de cette rentrée, et espérons bien sûr qu’il baisse. Mais n’oublions pas, surtout, que la qualité des produits est également demandée par les consommateurs. Moins c’est cher, plus je vends, mais à qualité égale.

 

Les enseignes et les marques qui sauront se distancier de leurs concurrents par la qualité : nutritionnelle, gustative, sanitaire, et bien sur la nouvelle composante éthique et environnementale, marqueront toujours des points.

 

C’est une question de dosage…