Archive pour la catégorie 'BIO'

AGRICULTURE DURABLE

creuseLa journée de conférences sur l’agriculture durable à la Maison de la Chimie le 22 décembre  a mis l’accent sur la nécessité de produire plus et mieux.

 Globalement il s’agit de faire face à l’augmentation de la population prévue ces  40 prochaines années (6,5 milliards à 9,2 Milliards en 2050). La production agricole doit doubler.

 

Il s’agit aussi de subvenir aux besoins des 963 millions de personnes sous alimentés actuellement, dont enfants et femmes sont les premières victimes…

 

Les causes de la crise alimentaire sont multiples : catastrophes soudaines,  causes humaines (guerres, conflits…), flambée des prix (démographie dans les pays d’Asie, production de biocarburants, mauvaises récoltes, augmentation des prix des intrants, pétrole qui augmente…), stocks à bas niveaux… Et l’aide dans les PVD a bien été réduite, ces 20 dernières années. Les prix restent encore supérieurs de 50 % par rapport à 2006, et la crise financière risque d’aggraver les difficultés.

 

Produire mieux : c’est à dire protéger l’environnement, éviter le gaspillage. Car il faut lutter contre le réchauffement climatique, et les prix des engrais vont augmentés. C’est ce que l’on appelle l’agriculture intégrée, de conservation, ou éco agriculture…Il s’agit de diminuer l’utilisation d’intrants, de promouvoir la biodiversité, les engrais renouvelables, la production locale dans les Pays en Développement … Et améliorer le stockage dans les PVD : la perte est parfois de 50 % en Afrique.

 

Certainement la première mission de l’agriculture reste l’alimentation. Notons aussi que l’agriculture sera amenée à produire des biocarburants, qui sont aussi un atout pour les PVD, car 2 milliards de personnes n’ont pas accès aux sources d’énergie.

 

Rappel : une personne sur 4 vit avec moins de 1 dollar.  7 pauvres sur 10 vivent en milieu rural. 60% de la population des PVD sera dans les villes. Dans 40 ans, l’Afrique sera le continent le plus peuplé avec 2 milliards d’habitants.

 

 

 

 

BANANES PROPRES

bananesLes planteurs de bananes des Antilles françaises se concentrent encore plus fortement sur le développement durable. Ils ont signés hier un « plan banane durable ». L’idée est excellente, pour promouvoir et continuer la vente de nos bananes de Guadeloupe et de Martinique.

 

C’est une bonne idée,

 

parce qu’ils font face à la concurrence énorme des géants de l’agroalimentaire spécialisés DOLE, CHIQUITA, DEL MONTE (bananes provenant d’Amérique du sud essentiellement). Pour protéger nos bananes, un droit de douane a été instauré pour ces « bananes dollars » ; mais ce droit est en diminution. Il est donc très souhaitable pour les bananes antillaise de se démarquer de la banane classique, si possible en donnant de la valeur ajoutée au produit compte tenu des coûts de ses production plus élevés.

 

Ensuite parce que le développement durable doit être au cœur des problématiques des industriels, et que c’est une tendance de fond demandé ou qui le sera par les consommateurs. Positionner la banane antillaise écologiquement propre, voilà qui augure d’une belle stratégie de positionnement.

 

 

J’ai d’ailleurs déjà observé dans mes déplacements à l’étranger un positionnement similaire de la banane chez de grandes marques, avec mise en avant du produit lui donnant une visibilité très forte. La banane “propre”, bio, équitable a de beaux jours devant elle.

 

L’article Le Monde du 5 Décembre : cliquez ici

MARJOLAINE : DU BIO POUR TOUS

J’ai trouvé très intéressant, en rentrant dans le salon MARJOLAINE ce matin, les jeux éducatifs concernant le développement durable : jeu de cartes, et même ce jeu de société de Commerce Equitable « Le negocio ». Il s’agit d’acheter et de vendre du café selon les principes du commerce éthique.

Mais plutôt qu’un salon équitable, MARJOLAINE est surtout le salon grand public annuel des produits bio, au parc Floral de Paris. Il dure plusieurs jours et se termine demain.

Que de monde, des personnes plutôt âgées, mais aussi  jeune, à la recherche de la santé par la naturalité. De très nombreux stands de petits producteurs français, sur de multiples produits. Pain, fromages, confitures, produits de conserves bio…

Ce que l’on voit le plus au détour des allées ? (je ne mentionnerais que l’alimentaire, mon domaine de prédilection. De nombreux cosmétiques et autres produits de soins jusqu’aux oreillers naturels sont exposés) :

-          Le pollen, en conserve ou congelé. J’apprécie ce produit, et je m’en suis pris pour une cure de 3 semaines (pour avoir la pêche et écrire mes articles prochains).

-          Les produits riches en vitamine C : ACEROLA, ARGOUSIER, CYNORRHODON…Ce que j’aime bien dans  l’argousier, c’est qu’une cuillère à soupe apporte pratiquement l’équivalent du besoin journalier en vitamine C. Et on le trouve dans les Alpes, vive le local.

-          Le guarana du Brésil, dynamisant physique et cérébral.

-          La stevia, qui devrait intéresser l’industrie agroalimentaire car c’est une plante naturelle à très fort pouvoir sucrant,

-          La Spiruline. On la conseille pour beaucoup de choses, elle a surtout un bon taux d’apport protéique végétal….

Je me suis arrêté aussi sur ces sacs à mains fabriqués par des femmes de Manille, à l’aide de boîtes plastiques alimentaires. Une association les revend en France. Recyclage et aide au développement, belle idée.

Egalement la belle gamme de conserve congolaise BIO « Mboté » m’a interpellé, j’ai vécu 3 ans dans ce pays et mboté signifie « bon ».

Et  une discussion fort intéressante sur l’éthique du réseau BIOCOOP avec un responsable de magasin, réseau qui se développe toujours aussi fortement…et qui espère une production française bio plus importante que celle d’aujourd’hui pour fournir la demande.

 

BIO BON POUR L’ENVIRONNEMENT ?

Je viens de visiter le magasin “Les nouveaux Robinson” près de la mairie d’Ivry. Tout nouveau, il a ouvert fin Aout, du personnel sympathique, il offre tout ce que peut proposer un magasin superette classique type Franprix. Mais tout est bio ! Des dégustations notamment de produits germés d’un producteur (il faisait lui même sa promo) nous incitent  l’achat. Un beau magasin sympathique.

En discutant un peu avec une personne du magasin, la phrase “un produit bio n’est pas forcément bon pour l’environnement” m’est naturellement (c’est le cas de le dire) venue.

Certainement les magasins spécialisés bio font des efforts importants pour l’environnement et c’est bien. Mais le consommateur ne doit pas oublier que :

- un produit bio importé surtout par avion pollue : jeter un coup d’oeil à l’origine des produits, des fruits et légumes par exemple,

- un produit bio avec beaucoup d’emballage, ou gardés au frais, pollue. Il serait intéressant de faire un bilan carbone entre des légumes surgelés bio par exemple (l’emballage necessite de l’énergie, la surgélation aussi, ainsi que le stockage)  et des légumes traditionnels provenant de la région. Par contre un produit bio commercialisé en vrac est excellent pour la planète (on les trouve souvent en magasins bio)

- Un produit non bio dont les résultats de l’entreprise participent en plus à des actions de protection de l’environnement est louable. Peu de produits bio aujourd’hui communiquent cet atout.

- que le bio finalement ne concerne que le contenu du produit, mais ni l’emballage ni la pollution necessaire à sa transformation, ,son transport, et stockage.

Si l’on considère que le produit est un contenu et un contenant, le contenu bio est bon pour l’environnement. Mais dès qu’on analyse au delà : son emballage, sa transformation, son transport, son stockage, on se retrouve devant un produit industriel classique, et il faudra savoir gérer son impact environnemental.

Les distributeurs, restaurateurs,  marques bio montrent un chemin d’inspiration, et ils ont aussi tout intérêt à communiquer leurs actions dans le sens d’une protection globale de l’environnement.

DEVELOPPEMENT DURABLE ET ALIMENTATION

L’alimentation, par l’activité agricole et l’industrie agroalimentaire, est un  des grands secteurs responsable des émissions de gaz à effet de serre.

Lors de la conférence du 23 Septembre du club agroalimentaire ESSEC, “l’Ethique en agroalimentaire, de l’Agriculteur au Consommateur”, Charles Kloboukoff PDG Fondateur du groupe LEA NATURE a passionné l’assemblée. Son entreprise est un modèle en terme de croissance, de rentabilité, d’éthique. Ses marques JARDIN BIO, NATESSANCE, FLORESSANCE sont bien connues du grand public sensible au naturel.

Ses actions sont nombreuses, et l’on peut citer les voitures écologiques des commerciaux, le soucis des emballages recyclables et des inrédients naturels, et l’adhésion à l’association 1% pour la planète : 1% des bénéfice de 2 marques sont reversés à des associations environnementales. Le groupe est aussi particulièrement attentif au bien être des salariés et aux dérives du travail court termiste.

Philippe Desbrosses était là pour insister sur la nécessité de revenir à un modèle agricole plus soucieux de la protection de l’environnement. L’Agricuture Biologique  a le grand mérite de faire réfléchir aux moyens de lutter contre le réchauffement climatique. Et c’est d’ailleurs une agriculture qui peut être très productive,  des petits producteurs malgaches pulvérisent des records de productivité de riz. Il est également important de noter que des aides de la PAC mieux réparties permettraient à l’agriculture bio d’être plus compétitive.

Marie-jeanne Husset Directrice du magazine 60 millions de consommteurs nous rappelle que l’éthique c’est tout d’abord le droit des travailleurs, et leur respect. La consommation durable aujourd’hui est bien là :80 % des citoyens pensent que c’est une priorité. Le marketing également a une responsabilité essentielle dans l’éthique consommateur.

CONFERENCE ETHIQUE EN AGROALIMENTAIRE 23 SEPTEMBRE

    

   

  

 

Pour tous ceux qui ne doutent plus de la necessité du développement durable, et pour ceux qui restent à convaincre, j’ai le plaisir de vous faire part de la conférence suivante. Venez nombreux !!!

 

 

 « L’ÉTHIQUE EN AGROALIMENTAIRE,
de l’Agriculteur au Consommateur »

 Mardi 23 septembre 2008 à 19h30 précises
a la maison des essec
70, Rue Cortambert – 75116 Paris (Métro : Passy ou La Muette)

 

Autour de : 

Philippe DESBROSSES
Agriculteur et Docteur en sciences de l’environnement, Chargé de mission auprès du Ministère de l’Agriculture 

Charles KLOBOUKOFF,
PDG Fondateur du groupe LEA NATURE,

Marie-Jeanne HUSSET,
Directrice et Directrice de la rédaction 60 millions de consommateurs

 

Nous aborderons les spécificités du développement durable en agroalimentaire à 3 niveaux :  

En amont, Philippe Desbrosses partagera avec nous ses convictions sur la nécessité de revenir à un modèle productif agricole plus respectueux de l’environnement,
 

Au niveau de l’entreprise, Charles Kloboukoff nous expliquera la philosophie de son entreprise : nous parlerons écologie, bien-être au travail, citoyenneté. Le groupe LEA NATURE, présent en grande distribution et en réseaux spécialisés réalise un chiffre d’affaire de 100 millions d’Euros avec une croissance de 30 % par an avec ses produits équitables, bio, santé.
 

Marie-Jeanne Husset nous parlera respect du consommateur, produits éthiques, et des dérives rencontrées dans le secteur de l’agroalimentaire.

 

Conférence reservée aux professionnels. Me contacter jtrobichon@orange.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’OFFRE BIO PEU MISE EN VALEUR

En observant les produits Bio dans les magasins spécialisés, je me rends compte à quel point ces produits sont peu mis en valeur. Parce que ce qu’un produit est Bio, il devrait donc se vendre tout seul et sans efforts ? Des arguments plus forts sur l’histoire du produit, la qualité, les valeurs de marques permettraient c’est sûr de donner bien plus de valeur ajoutée à ces nobles produits ! En supermarché et hyper, même remarque sur les produits bruts, alors que les marques de produits bio transformés (marques nationales ou de distributeurs) savent être plus efficaces dans leur argumentation. La demande est importante c’est vrai, mais les producteurs Bio doivent rester vigilants sur la concurrence élargie non bio qui sera toujours très présente et souvent bien markétée.

L’ETHIQUE A TABLE

Le commerce équitable est à encourager, il participe à la protection des petits producteurs du Sud, et est en général très actif en ce qui concerne la protection de l’environnement. Les produits sont souvent bios.

L’alimentaire équitable commence à être bien présente en grande distribution avec Alter Eco et Ethiquable. En restauration le phénomène démarre, du moins en France. Le restaurant Ethik à table au 5 rue de la collégiale métro Gobelins paris 5° vous proposera des produits Bio, des produits issus du commerce équitable, des événements à venir sur le sujet. Vous pourrez même commander vos paniers de légumes de saison et de production locale !

Encourageons ces avant-gardistes de l’alimentaire