Archive pour la catégorie 'COMMERCE EQUITABLE'

BANANES PROPRES

bananesLes planteurs de bananes des Antilles françaises se concentrent encore plus fortement sur le développement durable. Ils ont signés hier un « plan banane durable ». L’idée est excellente, pour promouvoir et continuer la vente de nos bananes de Guadeloupe et de Martinique.

 

C’est une bonne idée,

 

parce qu’ils font face à la concurrence énorme des géants de l’agroalimentaire spécialisés DOLE, CHIQUITA, DEL MONTE (bananes provenant d’Amérique du sud essentiellement). Pour protéger nos bananes, un droit de douane a été instauré pour ces « bananes dollars » ; mais ce droit est en diminution. Il est donc très souhaitable pour les bananes antillaise de se démarquer de la banane classique, si possible en donnant de la valeur ajoutée au produit compte tenu des coûts de ses production plus élevés.

 

Ensuite parce que le développement durable doit être au cœur des problématiques des industriels, et que c’est une tendance de fond demandé ou qui le sera par les consommateurs. Positionner la banane antillaise écologiquement propre, voilà qui augure d’une belle stratégie de positionnement.

 

 

J’ai d’ailleurs déjà observé dans mes déplacements à l’étranger un positionnement similaire de la banane chez de grandes marques, avec mise en avant du produit lui donnant une visibilité très forte. La banane “propre”, bio, équitable a de beaux jours devant elle.

 

L’article Le Monde du 5 Décembre : cliquez ici

LE YAOURT DU BANGLADESH

Business agroalimentaire dans les Pays en Développement

Conférence-débat du Club ESSEC agroalimentaire en partenariat avec Alliés

Maison des Essec -  16 Octobre 2008

Ce débat fut organisé à l’occasion de la journée de l’alimentation par le club ESSEC agroalimentaire en partenariat avec Alliés, membre de l’Alliance internationale contre la faim. Il a attiré des participants professionnels d’origine très diverses (Maroc, Pérou, Sénégal…).

3 intervenants ont partagés leurs analyses : Gilles HIRZEL, Consultant FAO, Président du comité d’éthique d’Alliés, Emmanuel MARCHANT, DG Danone Communities, Groupe DANONE,  et Patrice BARAT, Président de l’agence audiovisuelle Article Z et Délégué Général de l’ONG Bridge Initiative International. Jean-Thomas ROBICHON, Responsable du club ESSEC agroalimentaire animait le débat.

Ces dernières années, la FAO a  averti de nombreuses fois sur la situation de crise alimentaire particulièrement critique dans certains Pays en Développement. Et l’organisme recense désormais 923 millions de personnes sous-alimentées dans le monde, chiffre en augmentation. La principale cause est sûrement la diminution de l’aide à l’agriculture pour les Pays en Développement, qui est passée de 17 à 3 % en l’espace de 30 ans. A cela s’ajoute les problématiques de hausse des prix, du réchauffement climatique, des biocarburants…

 

Pour un développement long terme des Pays du Sud, l’agriculture d’exportation trop longtemps souhaitée doit laisser la place aux productions vivrières, désormais à privilégier. Les modèles d’industries locales de transformation sont à trouvés : répartition de petites entreprises sur tout le territoire, stockage des denrées plus présentes localement…Et l’homme citoyen sera certainement le moteur du développement local.

 

La complémentarité entre entreprises publiques et privées est indispensable pour une réelle dynamique économique de ces Pays. Le « social business » dans les Pays en Développement, Danone l’a déjà initié. Le projet est né il y a 3 ans de la rencontre entre Franck Riboud et Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix et créateur de la Grameen bank, spécialisée dans le microcrédit, qui prête aux entrepreneurs défavorisés.

 

Danone Communities est le fonds d’investissement qui a été créé et qui permet de financer ces micro-entreprises. Le but est d’apporter la santé au plus grand nombre tout en mettant en place un modèle économique local, source de revenus. La première usine « Grameen Danone Foods » a été créé au Bangladesh il y a un peu plus de 1 an à Bogra, à 200 km de Dhaka.La production est celle d’un yaourt appelé « Shokti Doi ». Avec l’aide d’un partenariat avec l’ONG GAIN, le yaourt est enrichi en nutriments dont la population est carencée (Fer, vitamine A..). L’usine a su s’adapter au marché local : elle est 100 fois plus petite qu’une usine normale Danone. Le travail se fait  avec des dizaines de fermiers locaux pour produire 3000 tonnes de yaourt annuels. Une centaine de femme, les « Grameen ladies » forment le réseau de distribution. 

 

Des études sont en cours pour analyser l’impact santé (consommateurs) et économique (fermiers et revendeuses) du projet. Une fois le modèle bien rodé, et que la profitabilité sera suffisante pour assurer un retour sur le capital investit, Danone prévoit une multiplication des usines (comment passer de une à 200 usines ?).

 

 

OUI AU COMMERCE EQUITABLE EN FRANCE

“OUI AUX PETITS PRODUCTEURS du massif central” proclame CANDIA sur les affiches du métro en ce moment. Je trouve ce positionnement du lait assez génial et en plein dans les tendances.

Souvent lors d’échanges avec des professionnels j’entends dire “le commerce équitable c’est bien mais est ce qu’il ne faut pas penser d’abord à nos agriculteurs français ?”

La remarque est bien sûr pertinente. Le commerce équitable, au jourd’hui, est principalement dédié aux produits importés de Pays en développement (Riz Café Chocolat ….). Il était temps qu’une marque créé un produit d’origine française qui garantit une rémunération et un débouché pour de petits producteurs en difficulté (le massif central est surement moins accessible que les plaines de Normandie).

D’autres productions mériteraient également une communication équitable, pour aider le consommateur à acheter responsable.

SOLIDARITE ET BUSINESS

 

Je trouve cette idée très intéressante : la marque SOLIDAIME, qui arrive en grande distribution ce mois-ci, est à l’avant garde des tendances du développement durable qui se développent.

Pour résumé, Solidaime, c’est toute une gamme de produits d’origine variée (pâtes, conserves, produits laitiers…). Ces produits sont fabriqués par des industriels spécialisés (ALPINA SAVOIE, BONDUELLE, SENOBLE) sous l’impulsion de 2 créateurs que je n’ai pas le plaisir de connaître. Un partenariat avec des ONG renommées : ACTION CONTRE LA FAIM, HANDICAP INTERNATIONAL…) permet un don à ces organismes à chaque achat du consommateur. De grands distributeurs AUCHAN, INTERMARCHE, LECLERC se sont impliqués dans la démarche.

Cette idée est assez avant gardiste, innovante, et utile. Le consommateur cherche à consommer responsable, c’est dans les grandes tendances, et on le voit apparaitre avec la niche du commerce équitable en plein développement depuis plusieurs années.

C’est une bonne idée qui mérite encouragement. La qualité sera là, le prix bien sûr sera un critère très important pour la réussite de la gamme, en ces temps de crise. Vive le business quand en plus il aide à la solidarité !

CONFERENCE ETHIQUE EN AGROALIMENTAIRE 23 SEPTEMBRE

    

   

  

 

Pour tous ceux qui ne doutent plus de la necessité du développement durable, et pour ceux qui restent à convaincre, j’ai le plaisir de vous faire part de la conférence suivante. Venez nombreux !!!

 

 

 « L’ÉTHIQUE EN AGROALIMENTAIRE,
de l’Agriculteur au Consommateur »

 Mardi 23 septembre 2008 à 19h30 précises
a la maison des essec
70, Rue Cortambert – 75116 Paris (Métro : Passy ou La Muette)

 

Autour de : 

Philippe DESBROSSES
Agriculteur et Docteur en sciences de l’environnement, Chargé de mission auprès du Ministère de l’Agriculture 

Charles KLOBOUKOFF,
PDG Fondateur du groupe LEA NATURE,

Marie-Jeanne HUSSET,
Directrice et Directrice de la rédaction 60 millions de consommateurs

 

Nous aborderons les spécificités du développement durable en agroalimentaire à 3 niveaux :  

En amont, Philippe Desbrosses partagera avec nous ses convictions sur la nécessité de revenir à un modèle productif agricole plus respectueux de l’environnement,
 

Au niveau de l’entreprise, Charles Kloboukoff nous expliquera la philosophie de son entreprise : nous parlerons écologie, bien-être au travail, citoyenneté. Le groupe LEA NATURE, présent en grande distribution et en réseaux spécialisés réalise un chiffre d’affaire de 100 millions d’Euros avec une croissance de 30 % par an avec ses produits équitables, bio, santé.
 

Marie-Jeanne Husset nous parlera respect du consommateur, produits éthiques, et des dérives rencontrées dans le secteur de l’agroalimentaire.

 

Conférence reservée aux professionnels. Me contacter jtrobichon@orange.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ETHIQUE A TABLE

Le commerce équitable est à encourager, il participe à la protection des petits producteurs du Sud, et est en général très actif en ce qui concerne la protection de l’environnement. Les produits sont souvent bios.

L’alimentaire équitable commence à être bien présente en grande distribution avec Alter Eco et Ethiquable. En restauration le phénomène démarre, du moins en France. Le restaurant Ethik à table au 5 rue de la collégiale métro Gobelins paris 5° vous proposera des produits Bio, des produits issus du commerce équitable, des événements à venir sur le sujet. Vous pourrez même commander vos paniers de légumes de saison et de production locale !

Encourageons ces avant-gardistes de l’alimentaire