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L’OBESITE CHEZ LES PERSONNES A FAIBLE REVENU

En France, il y a malheureusement des inégalités de santé. Certes le taux de mortalité a baissé, mais il reste encore plus élevé pour les populations les moins favorisées que chez les riches.

De même, l’obésité est manifestement bien supérieure chez les plus pauvres (19 % d’obèses sont recensés dans ces familles, et ce sont surtout des femmes) que dans les familles aisées (5 %).

 

Les facteurs sont nombreux, et on peut citer l’allaitement insuffisant chez l’enfant, le tabac, le stress, le manque d’activité physique et le déséquilibre alimentaire… La consommation de Fruits et légumes est faible dans ces familles, idem pour les poissons, viandes maigres, céréales complètes. Par contre la consommation privilégiée est celle d’aliments à forte densité énergétique et pauvre en micronutriments essentiels.

En plus, l’obésité augmente bien plus chez les pauvres que chez les riches. Les enfants dans les familles modestes sont de plus en plus obèses alors qu’ils ont tendance à être moins gros chez les cadres.

 

Ainsi, quand on rentre dans le détail de l’obésité en France, la situation générale cache de fortes disparités et celle de la population modeste est la plus inquiétante.

 

7 millions  de français vivent sous le seuil de pauvreté en France.

 

Pour plus d’information : les études précises de la spécialiste Nicole Darmon, nutritionniste à l’INSERM sur les problématiques de l’obésité en France.

LE SUCCES DES MARQUES DE DISTRIBUTEURS ET DU HARD DISCOUNT

Cett année on observe 2 grandes tendances en distribution qui explique la difficulté des marques au global :

- Les MDD qui se développent. Ce sont des produits 20 % moins chers à qualité égale (schématiquement bien sûr) ; c’est la politique depuis déjà 2 ou 3 décennies. Alors bien évidemment, en cas de baisse du pouvoir d’achat, les consommateurs en sont d’autant plus friands. Et proches des consommateurs dans leurs magasins, avec une mise en rayon de leurs produits MDD sans négociations, des ventes analysées au produit prêt et une capacité de réaction forte…Les distributeurs ont plein d’atouts por réussir leurs produits.

- Le Hard Discount, avec ses produits sur palettes en linéaire, a su encore plus tirer les prix vers le bas en réduisant un maximum ses coûts de stockage notamment. Aujourd’hui c’est plus de 10 % du commerce alimentaire en France (bien plus en Allemagne) et la croissance continue de plus belle.

En clair le consommateur achète moins cher ! C’est un bon choix s’il pense à consommer utile. Produits bruts, fruits et légumes, bio quand il peut, équitable de temps en temps pour acheter social. Les produits moins utiles (confiseries softs sucrés produits transformés gras alcool) pourront faire l’objet d’économie de si la consommation est jugée trop forte.

CORN FLAKES ET MARKETING

Cet après midi je suis allé analyser un hypermarché et son offre nutritionnelle, et je me suis encore retrouvé devant le rayon petit déjeuner et corn flakes en me disant que certains produits savent bien vendre du vent au consommateur trop confiant. Notamment promettre une minceur qui fait rêver.

Les corn flakes sont en général à base de maïs, précuit (extrusion), avec adjonction parfois de sucres. C’est un aliment qui s’assimile plus vite qu’une céréale qui ne subit pas ce traitement. Il n’est donc pas particulièrement recommandé pour les personnes désireuses de mincir.

Beaucoup de marques pourtant positionnent certains corn flakes ainsi ! En plus certains produits regardez bien, vous disent ”seulement 1,5g de lipides” ou “moins de 3 % de lipides seulement” par exemple mais le con flakes traditionnel est de toutes façons pauvre en lipides, moins de 1g pour la référence du secteur !

D’autres même, avec encore plus de lipides (parce que c’est un corn flakes au chocolat 6g pour 100g) n’hésitent pas à promettre aussi la minceur. Comment ? Tout simplement en suivant les conseils indiqués ! Et vous maigrirez toujours en mangeant très peu…

Les corn flakes ont pourtant surement leur role à jouer : c’est pratique, énergétique, et on n’a pas toujours une bonne baguette et de la confiture à la maison…Et puis encore une fois, vous pouvez en consommer un peu en période de régime, tout dépend de votre équilibre alimentaire de la journée.

Le marketing est important, c’est positif pour une marque de souhaiter séduire ses consommateurs. Mais attention aux excés. Les corn flakes minceur (comme bien d’autres produits à promesse d’amincissement) ont cependant l’avantage de faire rêver le consommateur, de l’aider dans sa démarche, et finalement de lui donner des conseils de restriction.

LES BONS ET LES MAUVAIS PRODUITS ALIMENTAIRES

Récemment le responsable d’un grand groupe de produits sucrés m’indiquait que ses produits n’étaient pas plus caloriques que tel autre produit alimentaire. C’est vrai en soi, mais cela me gène car cela entretient une confusion comme quoi tous les aliments se valent quand ils ont la même valeur calorique. Le sucre est autant calorique qu’un aliment riche en protéines, ou en glucides complexes, et la valeur énergétique ne varie pas entre des bonbons et du pain complet ou du poulet (pour 100g de produit sec). Le problème est que le sucre n’est que du sucre et qu’on en consomme trop. Cela peut biaiser la compréhension du consommateur, qui a besoin d’éducation surtout chez les personnes défavorisées.

Oui certains produits sont à consommer avec modération : confiseries, glaces, pâtisseries, boissons sucrées…Je mets l’alcool un peu à part dans cette catégorie (qui est aussi à consommer avec modération). Ils participent aux problématiques de l’obésité. Vive les industriels qui disent que leurs produits sucrés, gras, sont des produits plaisir, si c’est le cas. Au moins on sait à quoi s’en tenir.

Consommés à faible dose, ils participent  au plaisir (et parfois ont même un rôle diététique comme la barre sucrée ou la boisson énergétique du sportif !). Et c’est essentiel le plaisir dans l’alimentaire.

Il est sûr que certains produits sont  à encourager en plus grande quantité que d’autres (céréales, surtout complètes, fruits et légumes représentent un volume important). Sachez doser selon les livres excellents écrits par nos nutritionnistes sans trop vous prendre la tête et en écoutant votre corps.

De façon générale, attention à la consommation de graisses, sucre, sel, alcool, et brûlez vos calories par le mouvement (30 mn par jour). C’est une règle de base qui est un premier pas vers l’équilibre. Et les personnes à faible revenus doivent faire particulièrement attention, ce sont les personnes les plus touchées par l’obésité dans nos pays développés.

Il n’y a pas de bons ou de mauvais produits, juste un bon dosage à faire. Mais il est bon de dire que les produits sucrés ou riche en gras sont à consommer avec parcimonie, par plaisir. Ils ne sont pas à diaboliser et de belles entreprises respecteuses en sont les productrices.

FRUITS ET LEGUMES : ENCORE !

Les jeunes de 20 ans aujourd’hui consomment 8 fois moins de Fruits frais que leurs grands parents (source credoc, conférence nutrition santé du 2 Juillet). Par contre n’hésitent pas à engouffrer quiches pizzas et autres produits transformés prêt à consommer. Compte tenu de la monté croissante de l’obésité dans notre pays (et partout dans le monde d’ailleurs) c’est un problème majeur. Favorisons cette consommation !!

La consommation de légumes suit la même problématique.

Temps de conservation, problème de gain de temps pour la préparation, produits moins gouteux (le sucre et le gras participent au plaisir gustatif), moins “fun”, moins markétés, les causes sont là.

Pourtant un bon fruit de saison c’est délicieux, il est essentiel de s’y réhabituer !

Vive les industriels qui vendent des fruits et des légumes préparés, les distributeurs qui savent nous informer de la qualité et de l’origine des produits et nous apporter de la fraîcheur. Vive le bio aussi dans ce domaine, à consommer quand on peut.

Les produits sont chers vous me direz…C’est vrai, ce n’est pas donné. Un choix est à faire dans le budget des ménages, avant d’attendre d’éventuels changement de politiques de gestion par nos institutions. La part de l’alimentaire a baissé constamment depuis plusieurs années au dépends d’autres postes de dépenses. La santé avant tout, ou pas ?